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FEVRIER 2020

Annuaire BELLEFAYE - LA BONNE NOUVELLE

 

A partir du premier mars, tous les compositeurs de l’UCMF auront accès au Bellefaye gratuitement ! Vous serez également tous inscrits dans l’annuaire. Cela va vous faciliter l’accès à tous les contacts de l’audiovisuel !

L’annuaire Bellefaye devient partenaire de UCMF.

L’annuaire du cinéma et de l’audiovisuel dit le «Bellefaye» est la base de données de référence des professionnels du cinéma, de l'audiovisuel et du numérique.

Il regroupe plus 50.000 contacts à travers plus de 350 métiers.

L’annuaire Bellefaye en ligne fait l’objet de mises à jour quotidiennes.

On y recense les coordonnées de toutes les entreprises concernées : maisons de production, distributeurs, agences de casting, plateaux et laboratoires, etc…

On y trouve les contacts des professionnels - acteurs, réalisateurs, techniciens – et des médias spécialisés.

On trouve aussi des rubriques  sur les émissions, les tournages, les offres d'emplois.

Un trombinoscope est également proposé pour les acteurs.

Le Bellefaye est une ressource importante pour toute personne impliquée dans le cinéma, l’audiovisuel ou désireuse de trouver rapidement des coordonnées sur une société du secteur.

Ce partenariat se traduit pour les membres  par un accès  au moteur de recherche comme si chaque membre était un abonné du Bellefaye. Alors n'hésitez pas à vous en servir.

Marylise Fortin, Directrice générale du Bellefaye

EDITO, par Bernard Grimaldi

Le 3 février 2020, j’ai eu le plaisir de participer à la « Creators’ Conference », organisé par l’ECSA (European Composer and Songwriter Alliance) au Théâtre de Vaudeville à Bruxelles. En présence de plus de 170 personnes, cette conférence a été une opportunité unique d’approfondir le dialogue entre les créateurs et les décideurs publics sur les enjeux actuels pour la création européenne. 

En introduction de la conférence, Vivianne Hoffman (Directrice Générale Adjointe de la DG Education, Jeunesse, Sport et Culture à la Commission européenne) et Jean Noel Tronc (Directeur Général de la SACEM) ont évoqué l’importance des secteurs culturels et créatifs européens et souligné que la nouvelle directive sur le droit d’auteur - en cours de transposition - doit maintenant apporter de réelles améliorations concrètes aux créateurs sur le terrain. 

Alors que le budget de l’Union européenne et le Programme Europe Créative sont actuellement en phase de négociation, Barbara Gessler, cheffe d’unité de ce Programme, ainsi que deux députés européens (Tomasz Frankowski et Niklas Niennas) ont rappelé l’importance d’un budget ambitieux pour la Culture et notamment pour le Programme Europe Créative. Les participants ont également encouragé les institutions européennes à apporter un soutien sectoriel plus fort au secteur de la musique dans le cadre de l’action « Music Moves Europe » 

La « Creators Conference » a aussi permis aux créateurs européens d’exprimer leurs souhaits de voir tous les Etats membres de l’Union européenne s’engager dans une transposition rapide et ambitieuse de la directive droits d’auteur, en particulier des articles 17 à 23. Parmi les différents intervenants, Marco Giorello, chef d’unité « Droit d’auteur » à la Commission européenne, Iban Garcia del Blanco (député européen – Espagne), Helga Trupel (ancienne députée européenne – Allemagne), Sarah Jacquier (chargé de mission au Ministère de la Culture) ont partagé leurs expériences sur l’adoption de la directive et le processus de transposition. Pauline Durand-Vialle (Federation des réalisateurs de l’audiovisuel) et Simon Darlow (Compositeur et membre du Conseil d’administration de PRS) ont montré l’impact très négatif des contrats de « buy-out » sur la carrière des créateurs européens et ont appelé les décideurs politiques à s’engager contre ces pratiques. 

Les « Camille Awards », organisés par l’ECSA, ont eu lieu à la suite de la Creators Conference. Cette année, les membres du comité FFACE (Film and Audiovisual Music) d’ECSA que je préside ont choisi d’honorer ‪Ennio Morricone pour l’ensemble de sa carrière, sa fantastique contribution à la musique de films et son engagement pour le droit d’auteur. Un orchestre de musiciens, spécialement choisi par le Maestro, a joué plusieurs de ses œuvres majeures au Théâtre de Vaudeville. 

Le 4 et 5 février, j’ai eu le plaisir de présider le comité FFACE et de participer au Conseil d’administration d’ECSA. Nous avons eu des discussions passionnantes sur les futurs projets d’ECSA et les priorités du comité FFACE pour ces prochaines années. Le 5 février 2020, ECSA a réuni tous ses membres au cours de son assemblée générale pour discuter des initiatives actuelles et futures d’ECSA, notamment en ce qui concerne la transposition de la Directive droit d’auteur, les contrats de buy-out et l’intelligence artificielle. 

Après le travail approfondi et sans relâche d’ECSA en faveur de la directive droit d’auteur en 2019, ces trois jours de débats ont montré une nouvelle fois la capacité d’ECSA - qui rassemble désormais 63 associations d’auteurs de musique dans différents genres musicaux - à fédérer les auteurs de musique de manière démocratique et efficace pour peser sur les débats politiques et défendre leurs droits en Europe.



 

INTERVIEW DE PASCAL LE PENNEC

Un grand merci à Pascal pour cette belle interview.

UCMF : Balaya, le nouveau film d’animation d’Aina Järvine et Federico Milella - dont vous avez fait la musique -  sort ce mois-ci. En quoi cette collaboration différait-elle des précédentes ?

Pascal le Pennec : Bayala constitue ma première véritable incursion dans le cinéma « commercial ». D'ordinaire, je n'apprécie pas beaucoup ces frontières, ces oppositions (« cinéma d'auteur », « cinéma commercial »), mais j'ai en effet connu sur Bayala des conditions de travail différentes de celles rencontrées jusqu'à lors.

D'une part, même si les choses n'étaient pas explicitement exprimées, j'ai ressenti assez vite la nécessité de me conformer à l'esthétique du genre et du moment. La référence Disney étant assez claire dans ce film, la musique devait aussi en épouser les codes. Dans le « cinéma d'auteur », le statut d'auteur, justement, est aussi accordé au compositeur, et sa liberté de proposition généralement importante. Dans un film tel que Bayala, la personnalité du compositeur doit s'effacer davantage ; on lui demande de se référer à des modèles standardisés. Je dis cela sans humeur car, au final, je crois être parvenu à une chose : imposer des thèmes forts, reliés à tel personnage, tel sentiment, telle situation. Ce que je reproche à la musique de film américaine, particulièrement dans l'animation, c'est le côté gloubi-boulga, certes tout à fait maîtrisé musicalement, mais dont le public ressort sans avoir retenu la moindre mélodie. Les producteurs et réalisateurs de Bayala ont fini par apprécier et accepter cette démarche sans doute plus française d'envisager les choses.

Autre différence : l'autorité des producteurs en matière artistique (pour les raisons évoquées plus haut). Dans le cinéma d'auteur, le réalisateur détient généralement le pouvoir.

Enfin, s'agissant des conditions de travail, on en vient, là aussi, à adopter les manières américaines (de manière plus modeste il est vrai, pour des raisons budgétaires !) : je me suis rendu compte assez vite que je ne pouvais travailler seul, la charge était trop lourde. J'ai demandé à Damien Salançon de collaborer à ce projet : tandis que je couvrais le film de musique, Damien était chargé de répondre aux demandes de modifications de la production.

UCMF : Quels sont vos projets pour cette année ?

Pascal le Pennec : Je retourne avec bonheur vers Jean-François Laguionie, pour une troisième collaboration, « Slocum », un long-métrage d'animation. C'est un film très auto-biographique, où se croisent deux histoires : celle d'un grand navigateur américain, Slocum, qui a réalisé le premier tour du monde en solitaire au XIXème siècle, et la propre histoire de Jean-François Laguionie... Son père avait construit sur les bords de la Marne la réplique exacte du bateau de Slocum ! Un projet fou, qui a nourri la passion de Jean-François pour la mer.

Cela fait plusieurs années que nous travaillons sur ce film. La démarche musicale est très particulière :  JF a souhaité en finir avec les "temp tracks" et a demandé que la musique originale soit composée, pour l'essentiel, en même temps que le scénario et les dessins préparatoires.  Jean-François Laguionie et moi-même avançons conjointement, chacun s'inspirant du travail de l'autre. Ecrire la musique d'un film qui n'existe pas... c'est passionnant.

Lorsque j'ai commencé ce travail, je ne disposais d'aucun scénario, encore moins d'animatique. Juste quelques dessins préparatoires. JF souhaitait vraiment que je compose de la musique « ex nihilo », ou à peu près. Il fallait malgré tout alimenter mon imagination !

Aussi, m'a-t-il d'abord invité à lire des livres, sur Slocum et sur l'épopée de la navigation en solitaire. Ces lectures, relatant des faits spectaculaires, ont généré en moi beaucoup d'images... images qui ont elles-mêmes généré de la musique. Parallèlement, bien sûr, JF m'a parlé de sa propre histoire, sur les bords de la Marne, et du pari incroyable de son père, entreprenant de construire le bateau de Slocum ! Mais il m'a raconté cette histoire sans me détailler les scènes du film ; il a longtemps refusé que je lise le scénario, lui-même en cours d'écriture. Il ne voulait pas que je planche sur des situations précises, de manière illustrative, mais sur des "états" : état de la météo (le temps qu'il fait sur la mer, le temps qu'il fait sur les bords de la Marne) ou états d'âme (moral des troupes sur le chantier, humeur de Slocum sur son bateau...).

J'ai besoin, quand je compose (même en dehors du cinéma), de me fabriquer des images... un film. Mon propre film. C'est ce qui m'a été offert dans ce projet.

Lors d'une première phase de travail, j'ai composé et livré sous forme de maquettes 45 minutes de musique à JF, de la matière brute, dans laquelle il a puisé les principaux thèmes du film. Actuellement, je retourne à cette musique pour la développer, l'adapter plus finement aux séquences.

UCMF : De plus en plus de festivals donnent un prix de la meilleure musique originale, sauf Cannes, qu’en pensez-vous ?

Pascal le Pennec : C'est pour moi l'illustration d'un paradoxe : personne ne conteste l'importance de la musique au cinéma, mariage fusionnel s'il en est (JF Laguionie, justement, dit que « la musique donne son sens final à l'image ! »)... et pourtant les critiques de cinéma n'expriment généralement aucun avis sur ce qu'ils entendent ! Etonnant, non ?...

UCMF : En quoi le cinéma a t-il changé ces dernières années en terme de production de musique de film?

Pascal le Pennec : Difficile pour moi de répondre à cette question car, jusqu'à présent, j'ai pu limiter le recours aux échantillonneurs ; en outre, j'ai enregistré avec des orchestres français. Lorsque le budget ne permet pas d'engager de gros effectifs, plutôt que d'utiliser des machines, je préfère écrire pour petite formation et travailler avec de vrais musiciens (sauf bien sûr pour ce que les machines apportent de spécifique).

Pascal Le Pennec

ACTUS UCMF

- Prix UCMF

Ils auront lieu en juin prochain ! Tous les compositeurs qui ont une œuvre (cinéma, court-métrage, fiction tv, documentaire, première œuvre) diffusée pour la première fois en 2019 sont les bienvenus. Envoyez-nous un lien de visionnage privé et la fiche ci-jointe remplie, avant le 30 mars. Welcome !

- Mission Jeunes Compositeurs – UCMF

Il s’agit d’une opération de mentorat de jeunes compositeurs, en partenariat avec le Ministère de la Culture et de la Communication, initiée en mai 2019 par l’UCMF, chaque édition durera un an et sera parrainée par un(e) compositeur/trice différent(e).

Cette première édition de la MJC UCMF 2019 a connu son point d’acmé dans le très beau cadre des Studios RIFFX de la Seine Musicale, leur directeur, Christophe Briquet, était notre hôte. Sous la houlette bienveillante de Béatrice Thiriet, la marraine, 4 jeunes compositeurs : (sur la photo de gauche à droite) Santiago Dolan, Delphine Malaussena -nommée récemment à Emergence cinéma-, Paul Tyan et Marie Laroche -également responsable du festival Préambules de Chamonix-, ont eu la chance de faire de beaux échanges avec un pool de professionnels que nous remercions de leur présence : Alexandre Tanguy (ingénieur du son et éditeur), Christophe Eliot (Directeur d’orchestre, régie d’orchestre et musicien), Malcom Berger (scénariste, réalisateur et compositeur, merci à La Maison des Scénaristes !), et Jérôme Diamant-Berger (réalisateur). Merci à Fanny Aubert-Malaury de l’Institut Français de sa belle idée donnée à ces jeunes compositeurs de co-créer la musique d’un court-métrage datant 1924.

Plus de nouvelles bientôt pour la prochaine édition MJC UCMF !

Fabrique Musique et Image 2020/2021 – Appel à candidatures

C’est reparti ! L’appel à candidature est ouvert ! Vous pouvez consulter sur  le site de la Sacem le dossier à compléter.

Pour ceux qui ne connaissent pas :

Ce dispositif Sacem est ouvert à toutes les esthétiques musicales et désormais à tous les niveaux scolaires, pour rendre plus libre la création artistique à tous. Cette opération en partenariat avec les Ministères de l’Education Nationale, de la Culture, de l’Agriculture (nouveau partenaire) et du réseau Canopé, est portée conjointement avec les partenaires de la Sacem de chacune des filières musicales concernées, dont l’UCMF pour la Fabrique Musique et Image.

L’Appel à projets destiné aux structures porteuses du projet est disponible sur la plateforme aide aux projets de la Sacem : https://aide-aux-projets.sacem.fr/nos-programmes-aide/les-fabriques-musique-0/consultation. Vous y retrouverez toutes les modalités pour candidater. Nous avons jusqu’au 31 mars 2020 pour déposer vos dossiers. Donc à vos crayons, et si vous avez des questions, n’hésitez pas (k.borie@ucmf.fr).

 

Photo des élèves de la classe d’Oyapock, Guyane, avec Jean-François Tifiou, édition 2019/2020 Fabrique Musique et Image

 

PRIX ET RÉCOMPENSES

LES CESAR

Les nommés pour les César catégorie musique de film :

Fatima Al Qadiri pour Atlantique, de Mati Diop
Marco Casanova et Kim Chapiron (Pink Noise) pour Les Misérables, de Ladj Ly
Alexandre Desplat pour J'accuse, de Roman Polanski
Grégoire Hetzel pour Roubaix, Une Lumière d’Arnaud Desplechin

Dan Lévy pour J'ai Perdu Mon Corps, de Cédric Clapin
Rendez-vous le 28 février….

FESTIVALS

Le festival de Valence, c’est pour bientôt !

Cette année, c’est ROB le président du jury, vous vous souvenez de la musique du Bureau Des Légendes ?

http://www.scenarioaulongcourt.com/Rob-President-du-Jury-Musique-de

EUROPE

ECSA a décerné le Camille Award for lifetime achievement à Ennio Morricone le 3 février 2020. Sur cette photo, de gauche à droite : Bernard Grimaldi (Vice-Président d’ECSA et président du Comité FFACE), Ennio Morricone, Luis Ivars (Administrateur ECSA), Alfons Karabuda (Président d’ECSA).

 

ANNONCES

 

Installés à Moulins (région Auvergne Rhône-Alpes) depuis 2017, les Studios Palace constituent l’un des plus grands complexes dédiés à l’enregistrement et à la production sonore en Europe.

Les studios s’organisent autour de six espaces distincts, pour proposer un large panel de prestations :

  • L’enregistrement de musiques de film et de live scoring, dans un auditorium de 160m² conçu à cet effet et pouvant accueillir jusqu’à 60 musiciens.
  • Le montage, bruitage et la post-production sonore pour le cinéma et la télévision, réalisables au sein de trois espaces dédiés.
  • La formation à différentes techniques et technologies de production (MAO, sampling et création d’instruments virtuels, etc.)
  • L’enregistrement et la production de musiques d’artistes, ainsi que la réalisation de tournages, clips et vidéos promotionnelles.

Les studios palace se distinguent par leur qualité de service, le confort des espaces de travail et de vie, ainsi que l’expérience et la disponibilité de son équipe.

Venez visiter et prendre contact avec les Studios Palace :

 

Découvrez le nouveau Pôle Formation des Studios PALACE !

À partir d’avril, une formation Sampling et Création d’Instruments Virtuels sera ouverte au public. Cette formation pluri-disciplinaire d’une semaine permet de réaliser toutes les étapes de la création d’instruments virtuels, de la conception à la distribution en ligne. 

En partant d’un instrument acoustique, les stagiaires apprennent à enregistrer et éditer les échantillons sonores, avant de les programmer dans le logiciel sampleur Kontakt. Ils créent ensuite une partie graphique accompagnée d'outils et de documents pour diffuser leurs instruments en ligne.

La sensibilisation au E-commerce et aux techniques de marketing en ligne offrent au stagiaire des perspectives professionnelles solides pour faire évoluer leu carrière ou leurs activités.

Les instruments créés sont ensuite offerts en téléchargement gratuit sur le site des Studios Palace, permettant ainsi de valoriser l’apprentissage des stagiaires et de leur offrir un gain de visibilité en ligne.

Vous pouvez dès maintenant consulter la page Sampling et Création d'Instruments Virtuels pour découvrir les instruments créés par nos derniers stagiaires. Vous trouverez également sur notre site de nombreuses informations sur la formation, tel que les dates des prochaines sessions, le cursus, le déroulement, ainsi que le parcours de Julien Tauban, formateur et gérant de Loops de la Crème.

Merci de bien vouloir partager l’information. N’hésitez-pas à nous contacter pour de plus amples informations. 

 

 

 

 

 
 
 
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